Calexico au Bataclan

Publié le par Petit-Pied

Calexico... De la dynamite sur scène ! Je les ai vu hier soir au Bataclan, pour la seconde fois de l'année. Cette fois-ci, ils étaient tête d'affiche. Quel bonheur ! J'arrive boulevard Voltaire, dans le 11ème, 30 minutes avant le début du concert. La queue s'étend sur environ 150 mètres le long du trottoir. C'est vrai que je n'ai pas l'habitude d'aller dans des salles comme le Bataclan, dans un immeuble comme un autre en pleine ville. Je prends donc la file, bien discipliné. Je tourne la tête et là, qui vois-je passer ? Martin Wenk, un des membres de Calexico, le bras droit en écharpe ! Flûte, me dis-je en mon for intérieur (en fait, c'est un peu plus vulgaire, mais je ne voudrais pas choquer :p), il ne va pas pouvoir jouer ce soir. En fait, il sera bien sur scène, mais je peux jurer que c'est bien lui que j'ai vu. Bref, les portes sont maintenant ouvertes, et la file avance rapidement. Bientôt, je rentre dans le hall, tout petit, puis directement dans la salle. A noter que je n'ai pas été fouillé. J'aurais pu rentrer un appareil photo sans problème, malheureusement je ne pensais pas que cela serait aussi simple... La prochaine fois ! Le Bataclan est une petite salle parisienne. Sa réputation n'est plus à faire, mais on ne doit pas y loger mille personnes. Une fosse de taille moyenne, un balcon avec sièges sur 3 ou 4 rangées. Une femme, qui travaille avec Calexico, vend des tee-shirt et des cd's à l'entrée de la salle. Je ne peux pas m'empècher de prendre un tee-shirt et un cd introuvable dans le commerce. Puis je vais prendre place dans la fosse. Le concert commence avec un peu de retard. Françoiz Breut en première partie, une belge. Elle chante pendant environ 30 minutes. Elle est accompagnée par Boris, un guitariste/percu. C'est pas franchement top... Pour dire, je serai incapable de fredonner un air ou de vous parler d'une de ses chansons, rien ne m'a marqué. Ah si, sur la dernière, le duo avec Joey Burns. Ca, c'était pas mal. Une mise en bouche appréciable. Tant que j'y pense, un point négatif sur le public : le balcon a été ouvert pendant la première partie, les gens l'ont investi en discutant, ce qui a provoqué un brouhaha désagréable et des plus irrespectueux pour la chanteuse belge. Comportement moyen donc... On peut ne pas aimer, mais ce n'est pas une raison pour déranger l'artiste. Bref, on arrive à la pause. Les musiciens viennent sur scène régler les détails, accorder les guitares. Ca dure un petit moment. Finalement, vers 21h, les lumières s'éteignent. Et Calexico rentre en scène. Ils sont là tous les 6. Je ne pourrais pas vous faire la playlist, et en aucun cas dans l'ordre. Je sais qu'ils ont attaqué par "Yours and Mine", de leur dernier album, puis ont enchainé avec "Roka", la chanson la plus latino de ce même album. A suivi une sorte d'introduction, en musique, à "Across the Wire". Joey a évoqué ce projet de mur entre les USA et le Mexique. Ont suivi, dans le désordre, "Cruel", "Panic Open String", "Letter to Bowie Knife", "Deep Down" pour le dernier album, "Sunken Waltz", "Guero Canelo", "Not Even Stevie Nicks" pour Feats Of Wire, "El Picador", "Tres Avisos", "Sonic Wind" pour Hot Rail, "Oijes Traidos" chantée par Jacob Valenzuela, "Si tu disais" en duo avec Françoiz Breut, et ça doit être à peu près tout. Une ambiance de feu, un public réceptif, Joey et tous les musiciens en grande forme, tous sourires, rigolant avec le premier rang, des solos de guitare, de pedal steel, des trompettes toujours aussi présentes, une musique rock/latino/festive mais des textes traitant des sujets graves, un concert de Calexico, ça vaut vraiment la peine de se déplacer ! Après "Guero Canelo", Joey nous remercie d'être venu si nombreux ce soir (il a déjà, un peu plus tôt, évoqué son amour pour la France et les Français), et ils quittent la scène. seulement, vu qu'ils ont pas fait 4 de leurs tubes, il faut qu'ils reviennent pour en faire au moins 2 ! Ca ne manque pas, le rappel est tellement fort qu'ils reviennent rapidement. Joey annonce : "on joue encore 15 minutes, on va essayer de faire le plus de musique possible dans ce laps de temps !" Et ils attaquent "All System Red", ze tube du dernier album à mes yeux. La version sur scène est gigantesque ! Puis Martin donne un papier que lui demandait Joey. "C'est une de mes chansons préférées" nous dit-il. Et là, il entame "la chanson de Prévert", de Gainsbourg ! A capella, avec quelques notes de guitare et de trompettes. Magique ! Puis il nous remercie encore, et lance les premières notes de "Crystal Frontier", chanson aux accents latinos de Hot Rail. La salle est surchauffée (il nous l'a fait remarqué un peu avant : "je sens votre sueur sur ma guitare"), le concert se termine dans une explosion de trompettes et de guitares. Ils viennent tous les 6 sur le devant de la scène nous saluer et nous applaudir. Puis les lumières se rallument... C'est fini... Fini ? Pas tout à fait... Car au moment de sortir, je me retourne, et que vois-je ? Joey, accroupi sur le devant de la scène, en train de signer des autographes ! C'est bien la première fois que je vois ça ! Après un concert de presque 2 heures, le "leader" du groupe est revenu illico presto voir son public. Je m'approche donc, et en 2 minutes, j'ai eu le droit à un autographe sur le cd et à un grand sourire accompagné d'un merci de sa part. Merde, c'était ma réplique ! Bref, non seulement ils font de la bonne musique (on notera l'euphémisme), mais en plus ils sont vraiment trop gentils ! Allez les voir quand ils reviendront !

Publié dans Musique

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article